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Les lettres de Saint-Concomblé
Armand Magister
Roman de 117 700 caractères, 20 700 mots.
Les lettres de Saint-Concomblé sont des lettres libertines de la fin du 18 ème siècle. Numérotées et classées en trois liasses, elles ont été retrouvées dans les années 1990 dans un hôtel particulier du Marais, à Paris. Le propriétaire de ces lettres, descendant de Madame de *** , a tenu à conserver l’anonymat. Les réponses sont, à notre connaissance, perdues.
Ce roman épistolaire, rappelle les textes libertins (aujourd’hui, on dirait érotique, voire pornographique) de Restif de La Bretonne. Une excellente façon d’aborder la langue fleurie du XVIIIe siècle.

9782363077332

Ève et Adam
Danny Tyran
Ève et  Adam ne sont pas de jeunes gens ordinaires. Pas « normaux » diraient les bien-pensants. Au lit, la « normalité » serait à mourir d’ennui.
Elle veut rencontrer son mâle alpha, ce jeune homme qui saura métamorphoser son univers.
Il recherche son amazone, sa guerrière, qui se battra à ses côtés pour faire de leur vie un chef d’oeuvre dont, lui, Adam, sera le maître à penser.
Leur rencontre génèrent des étincelles. Ils sont au paradis. Mais y a-t-il aussi un serpent dans ce Jardin d’Éden pour sadomasochistes ? Un texte BDSM de 378 000 caractères.

9782363076175

 

Obsession
Danny Tyran
Anna termine sa formation secondaire quand elle s’éprend d’Alexis, un nouveau venu à son école. Il a un look d’enfer et toutes les filles de l’école ne tardent pas à lui tomber dans les bras les unes après les autres. Mais pourquoi, même si elles le considèrent comme un véritable prince charmant, finissent-elles toutes par le quitter ? Alexis ne s’en cache pas : il est dominant et sadique. Anna saura-t-elle lui apporter ce qu’aucune autre n’a pu lui donner ? Un texte BDSM de 168 000 caractères.

 

Vénus dans le cloître
Abbé du Prat

Agnès. – Ah Dieu ! sœur Angélique, n’entrez pas dans ma chambre ; je ne suis pas visible à présent. Faut-il ainsi surprendre les personnes dans l’état où je suis ? je croyais avoir bien fermé la porte.
Angélique. – Eh bien ! tout doucement ; qu’as-tu à t’alarmer ? Le grand mal de t’avoir trouvée changeant de chemise, ou faisant autre chose de mieux  ! Les bonnes amies ne se doivent aucunement cacher les unes aux autres. Assieds-toi sur ta couche comme tu étais, je vais fermer la porte sur nous.
Agnès. – Je vous assure, ma sœur, que je mourrais de confusion si une autre que vous m’avait ainsi surprise ; mais je suis certaine que vous avez beaucoup d’affection pour moi, c’est pourquoi je n’ai pas sujet de rien craindre de vous, quelque chose que vous eussiez pu voir.
Le grand vicaire du diocèse de Nantes pris pour nom d’auteur Abbé du Prat pour écrire cet ouvrage érotique.

Thérèse philosophe
Boyer d’Argens

Thérèse philosophe s’inspire d’un fait divers qui eut lieu en 1731, passionna la France et prit valeur de symbole au sein des querelles religieuses et anticléricales.
Jean-Baptiste Girard (1680-1733), jésuite dévoué, d’abord professeur et prédicateur apprécié, fut nommé recteur du séminaire royal de la marine à Toulon. De nombreuses pénitentes le choisirent pour directeur, dont l’une, Catherine Cadière, particulièrement mystique et falsificatrice, le mena à sa perte auprès d’un janséniste ennemi en l’accusant de séduction, d’inceste spirituel, de magie et de sorcellerie.
À peine âgée de dix-huit ans, Catherine Cadière était une jeune et jolie pénitente de bonne famille mais nourrie de lectures illuminées. Elle passait dans son quartier pour une sainte, férue de miracles et autres désirs d’apparitions. Un jeûne prolongé durant le carême l’affaiblit et favorisa son zèle visionnaire alors qu’elle demeurait alitée. Son confesseur, le père Girard, la trouva ensanglantée d’une plaie au flanc gauche qu’elle disait provenir d’un ange apparu au cours de son sommeil. Le religieux l’examina ; dévot mais non dupe et, semble-t-il, intègre, il l’avait assistée jusque-là dans ses extases et excès mais préféra dès lors rompre avec sa protégée. Celle-ci lui en tint rigueur au point de le dénoncer pour abus, ce qui valut à l’intéressé un procès retentissant.
Le procès fut animé de fervents débats qui aboutirent à la relaxe du père Girard en octobre 1731 à une seule voix de majorité, douze juges sur vingt-cinq l’ayant condamné à être immolé. Cette affaire célèbre (connue par un Recueil général des pièces concernant le procès entre la demoiselle Cadière, de la ville de Toulon, et le père Girard, jésuite, recteur du Séminaire royal de la marine de ladite ville, La Haye, 1731) donna lieu à de nombreux commentaires, alimenta les polémiques pour les années à venir et inspira notamment ce fameux texte libertin paru en 1748 : Thérèse Philosophe. Texte anonyme, il fut attribué sous réserves au Marquis d’Argens, Dirrag et Éradice étant les anagrammes de Girard et Cadière. Source : http://du.laurens.free.fr/auteurs/Boyer_Argens-Therese_philo.htm

Mémoires de Fanny Hill
John Cleland

Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir (Fanny Hill, or Memoirs of a Woman of Pleasure, « Fanny Hill, ou Mémoires d’une fille de joie », en version originale) est un roman érotique de l’écrivain anglais John Cleland.
Rédigé en 1749 à Londres alors que Cleland était en prison pour dettes, ce livre est considéré comme le premier roman érotique et sa publication causa scandale. Dès sa parution, l’Église d’Angleterre demanda aux autorités d’interdire « ce livre ignoble qui est une véritable insulte à la religion et aux bonnes mœurs ». De ce fait, Cleland fut arrêté et inculpé d’avoir « incité à la débauche les sujets du roi ».
Cependant des exemplaires du livre se vendirent sous le manteau et celui-ci finit par se répandre aux États-Unis, où il fut interdit en 1821 pour obscénité.
En 1963, G. B. Putnam publia le livre sous le titre John Cleland’s Memoirs of a Woman of Pleasure qui fut aussi, immédiatement, interdit pour obscénité. L’éditeur porta l’affaire devant la justice. Dans une décision de 1966, la Cour Suprême finit par édicter que le livre ne méritait pas le qualificatif d’obscène, selon le Roth standard. Source Wikipedia.

Margot la Ravaudeuse
Fougeret de Monbron

Voici enfin cette Margot la Ravaudeuse, dont le général de la Pousse, lieutenant de police, sollicité par le corps des catins et de leurs infâmes suppôts, voulut faire un crime d’État à son auteur. Comme on ne l’accusait pas moins que d’avoir attaqué dans cet ouvrage la religion, le gouvernement et le souverain, il s’est déterminé à le mettre au jour, craignant que son silence ne déposât contre lui, et qu’on ne le crût réellement coupable. Le public jugera qui a tort ou raison. Ce n’est point par vanité, encore moins par modestie, que j’expose au grand jour les rôles divers que j’ai joués pendant ma jeunesse. Mon principal but est de mortifier, s’il se peut, l’amour-propre de celles qui ont fait leur petite fortune par des voies semblables aux miennes, et de donner au public un témoignage éclatant de ma reconnaissance, en avouant que je tiens tout ce que je possède de ses bienfaits et de sa générosité.

Les Infortunes de la vertu
Marquis de Sade

Les Infortunes de la vertu est un conte philosophique de Sade, écrit en 1787.
L’ouvrage est écrit entre le 23 juin et le 8 juillet 1787, alors que Sade est emprisonné dans la tour de la Liberté à la Bastille.
Justine ou les Malheurs de la vertu, publiée en 1791, est la seconde version de cette histoire, qui sera elle-même suivie d’une troisième version, La Nouvelle Justine ou les Malheurs de la vertu, publiée en 1799.
Le prénom de l’héroïne, Justine, est celui qui avait été donné à Catherine Trillet, domestique au château de La Coste en 1776.
Le manuscrit des Infortunes de la vertu a été mis au jour en 1909 par Guillaume Apollinaire et a été publié pour la première fois en 1930. Source Wikipedia.

Les contes libertins
Jean de la Fontaine

En complément de ses célèbres Fables et dans leur continuité, Jean de la Fontaine poursuivit son exploration des « contes et Fables » tirés entre autres des œuvres d’Esope ou Boccace, mais réajustés à la réalité de son époque à sa vision de la société française.
Entre humour trivial et libertinage, cette littérature licencieuse est d’un goût exquis : aujourd’hui, cet humour serait largement vu comme sale ou déplacé, mais avec quelques rimes et un sens du ton bien choisi, c’est toute autre chose ! du cocu content aux jeunes filles cherchant grivoisement de l’esprit, chacun est servi et le style est ô combien rafraîchissant.
Courts et intenses, ces petits Contes libertins se lisent sans fin…

Les Concubines de la directrice
Alphonse Momas
Que de changements en la fillette, depuis deux ans où elle fut laissée au mois de novembre entre les mains de la directrice ! C’était maintenant une véritable jeune fille, quoiqu’elle n’eût que quinze ans et cinq mois, à la tournure svelte et élégante, à l’aspect gracieux et aimable. Vêtue d’un costume tailleur bleu, lui pinçant la taille et bombant la poitrine, elle paraissait certes plutôt vingt ans que quinze, mais quels soins la plante avait reçus sous le rapport amoureux !